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Taxe foncière, taxe d'habitation…, les impôts locaux ne cessent d'augmenter en région parisienne

Les départements délaissés par les aides gouvernementales ont décidé de jouer du levier fiscal pour compenser leurs dépenses en témoigne, la hausse fulgurante de la taxe foncière
 

En janvier, les analystes prévoyaient une forte augmentation des impôts locaux de la part des départements d'Ile de France manquant de financements. Chose promise chose due, les départements délaissés par les aides gouvernementales ont décidé de jouer du levier fiscal pour compenser leurs dépenses sociales, en témoigne la composition des budgets …


Flambée de la taxe foncière en Ile-de-France


Acculés par leurs dépenses sociales et en l'absence de véritable subventions d'Etat, quatre départements de la région Ile-de-France (les Yvelines, l'Essonne, le Val d'Oise, et la Seine et Marne) avaient opté en janvier 2016 pour une augmentation de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Une hausse record de 66% dans les Yvelines avait d'ailleurs soulevé un tollé général.

Les élus locaux des Hauts-Seine ont également rendu leur verdict le 30 avril dernier, en transmettant leur budget et leur taux d'imposition 2016 auprès de la préfecture du département. Neuf communes ont ainsi pris la décision de revoir leurs impôts locaux à la hausse afin de surmonter les dépenses à venir. Cette décision, bien que s'expliquant par la baisse des aides financières de l'Etat, devrait faire frissonner les habitants et pourrait même dissuader certains acheteurs potentiels. Taxe foncière et taxe d'habitation ont en effet fait l'objet d'augmentation. Des hausses saisissantes ont notamment été enregistrées dans les villes de Fontenay-aux-Roses et Courbevoie où la taxe foncière a respectivement augmenté de +14% et +22% et la taxe d'habitation de +7% et +3%. A l'heure actuelle, la taxe foncière la plus importante des Hauts- de-Seine l'est à Malakoff, où elle atteint un taux de près de 25%. A titre de comparaison, la taxe foncière floridienne oscille généralement autour de 2% de la valeur d'achat du bien et est de plus déductible des impôts grâce à la convention fiscale franco-américaine de 1994 qui évite la double imposition.


Les Français plus réticents à investir en région parisienne ?


La pesanteur des impôts fonciers et locaux français explique en partie la frilosité grandissante qui gagne les Français quant à l'achat de biens immobiliers à Paris et en région parisienne. La flambée des prix et le nombre croissant de facteurs en défaveur de l'acheteur font aussi partie de l'équation. Outre l'imposition, les procédures d'acquisition ont été complexifiées et la marge d'action laissée aux propriétaires bailleurs réduite avec la Loi Alur la loi 2015 concernant l'encadrement des loyers notamment. Ces deux lois, fortement décriées par les propriétaires car entachant la rentabilité locative de leurs biens immobiliers, couplées à une hausse incessante des impôts suffisent à expliquer qu'un nombre croissant d'investisseurs se détournent du marché français et privilégient des pays où les démarches leurs sont facilitées et où ils peuvent bénéficier d'avantages fiscaux. Les Etats-Unis, et de manière croissante le Canada, trouvent les faveurs d'investisseurs français déçus par les conditions d'achats que propose désormais l'Hexagone.

Sources : Le Monde - Le Parisien - JDN