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Retour à la normale dans l'immobilier du Canada à Vancouver ?

Après des prix démesurés jamais atteints et une concurrence accrue entre investisseurs étrangers, principalement chinois, sur le marché immobilier du Canada à Vancouver, une accalmie semble se profiler. Si le retour à la  « normale » n’est pas d’actualité en ce qui concerne l’immobilier du Canada à Vancouver, les ventes sont néanmoins en baisse sur ce marché.

 

 

Des ventes en baisse depuis 3 mois

Effet de la nouvelle taxe immobilière ou coïncidence? Le ralentissement dans les transactions immobilières à Vancouver pour le troisième mois consécutif témoigne d’un redoux dans le dynamisme du marché antérieur à la mise en place de la nouvelle taxe, indiquait la CREA (Candian Real Estate Association) le 15 août dernier. Selon la CREA, la taxe spéciale de 15% instaurée début août sur les achats effectués par des acquéreurs étrangers (non-résidents) dans l’immobilier du Canada de la région de Vancouver serait encore trop récente pour avoir joué un rôle sur le recul des ventes observé les mois derniers. « Les ventes sont jugulées par inventaire insuffisant et par une détérioration de l’accessibilité des logements allant en s’accentuant » déclarait Gregory Klump, économiste en chef de la CREA dans le rapport. « Il faudra du temps avant que l’effet de la nouvelle taxe sur les prix et les ventes soit véritablement observable. » Les derniers chiffres de la CREA mettaient lumière une baisse des ventes (en tant que parts des nouveaux listings) de 62,9% en juillet, contre 71% au mois de juin. Parallèlement les ventes entre juin et juillet ont chuté de 6,7% (ajustement mensuel), soit une baisse sur l’année de 18,3% comparé à 2015. Si la hausse du prix de référence de l’immobilier à Vancouver à ralenti de 1,4% le mois dernier, la ville enregistre toujours les valeurs les plus élevées du marché immobilier du Canada avec un  prix d’achat moyen de 1,04 millions de dollars canadiens (713 874€).

 

Une taxe remise en cause par des experts de l’immobilier du Canada … 

Si son effet n’est pas encore visible, les débats autour de la nouvelle taxe ont quant à eux eu le temps de fleurir abondamment. Certains évoquent le caractère discriminant de cette nouvelle imposition, les spécialistes de l’immobilier du Canada et économistes craignant quant à eux un retentissement contraire à l'effet escompté. Les 15% additionnels ne freineraient en effet pas les investisseurs fortunés asiatiques étant en mesure d’investir des sommes très importantes au Canada, mais bloqueraient certains acheteurs étrangers aux moyens plus modestes, cristallisant en définitive le problème actuel. Les mois à venir nous en diront plus sur l’impact de la nouvelle taxe immobilière.

 

 

Source : www.canadianrealestatemagazine.ca

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