Appelez-nous

Les prix élevés de l'immobilier français

Les prix de l'immobilier en France sont très élevés et empêchent une reprise du marché.

Les prix de l'immobilier en France sont encore surévalués et ne permettent pas une reprise du marché. Malgré une légère baisse des prix ces derniers mois et une hausse des volumes de vente, le secteur est loin d'être au beau fixe. Les ménages français peinent à investir et l'immobilier ralenti toujours davantage. 


Pourquoi l'immobilier français est-il surévalué ?


D'après l'économiste et spécialise de l'immobilier Joseph Friggit, les prix restent élevés à cause d'un environnement financier favorable à l'achat en France. En effet, les taux d'intérêt très bas et l'allongement de la durée des prêts ont contribué au maintien des prix de l'immobilier à un niveau élevé.
De plus, la structure du marché immobilier français l'empêche de bénéficier d'une correction des prix et il est aujourd'hui difficile de retrouver un cycle haussier dans ce secteur. En effet, le taux de chômage est important, les revenus des ménages augmentent peu tandis que les prix de l'immobilier restent élevés. Dans ce contexte, une reprise de l'immobilier semble difficile. Les économistes attendent une évolution de la situation dans les prochains mois. En revanche, on ne sait pas si celle-ci sera soudaine ou lente.


Un ratio prix de l'immobilier / revenu des ménages très élevé


D'après une étude menée par P. Waetcher, directeur économique chez Natixis « l'immobilier en France est très cher par rapport au revenu disponible des ménages ». En effet, d'après le graphique ci-dessous réalisé par P.Waetcher, qui met en évidence le ratio prix de l'immobilier et revenu des ménages et qui reprend la courbe de J.Friggit, le ratio est très élevé en France.


Cette étude est d'autant plus intéressante qu'elle compare la situation en France et aux Etats-Unis. La chute des prix de l'immobilier à la suite de la crise des Subprimes a permis de réduire l'écart entre les prix de l'immobilier et le revenu des ménages américains. En France, malgré une légère baisse ces derniers mois, la situation ne s'améliore pas.
Notons également que l'âge moyen des primo-accédant est de plus en plus élevé tout comme leur salaire. En d'autres termes, accéder à la propriété en France est limité.

 

SOURCE : Philippe Waetcher, l'Express