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Les investissements étrangers dans l’immobilier du Canada

Une étude du Ministère des Finances canadien parue début juillet permet d’esquisser une cartographie des zones privilégiées par les étrangers pour investir dans l’immobilier du Canada. Où les étrangers achètent-ils ? Réponse ici.

 

 

Des investissements étrangers croissants dans l’immobilier du Canada

Le rapport a montré que les achats effectués par les étrangers représentaient 5% du volume de biens immobiliers vendus dans la région de Vancouver au cours des trois dernières semaines de juin 2016. En moyenne ceux-ci dépensent $400 000CA de plus que les Canadiens ou  que les résidents permanents. Les économistes canadiens considèrent que le pourcentage d’achats étrangers de 5% est assez élevé pour avoir influé sur la hausse phénoménale des prix que connait actuellement la région métropolitaine de Vancouver. Entre le 10 et le 29 juin, date à laquelle l’étude a été menée, les investisseurs étrangers représentaient au total 3% des transactions immobilières effectuées. Selon une étude menée un peu plus tôt cette année, les étrangers possèderaient 3,3% des condominiums du Grand Vancouver soit 0,2% de moins qu’à Toronto. Dans certaines villes, la présence étrangère dans l’immobilier du Canada est encore plus marquée. C’est notamment le cas de la ville de Richmond (Colombie Britannique) où les étrangers constituent 14% des acquéreurs, ou à Burnaby où leurs achats s’élèvent à 11% du total des ventes immobilières réalisées.

Une nouvelle méthode pour comptabiliser les transactions effectuées par les étrangers

C’est la première fois selon Mike de Jong, ministre des finances, que les investissements étrangers dans l’immobilier au Canada fait varier les prix vers le haut. Bien que menée sur une période courte l’enquête du ministère des finances semble révéler une tendance. C'est pourquoi, afin de pouvoir quantifier l’impact des investissements étrangers dans l’immobilier du Canada, de nouvelles règles ont été adoptées le 10 juin dernier. Il est désormais demandé à l’acheteur d’indiquer son statut (étranger, canadien ou résident permanent) au moment de remplir le formulaire de transfert du titre de propriété.

Dans l’immobilier du Québec...

Dans la partie francophone du Canada le poids des investissements étrangers est également notable. A Montréal par exemple, les étrangers possèdent 1,3% des propriétés et le centre-ville de Montréal les achats étrangers s’élèvent à 4,9% du total des ventes selon les données du dernier Housing Market Insight Report de la Canada Mortgage and Housing Corporation. (CMHC). « La présence des investisseurs étrangers à Montréal est relativement faible et se concentre dans le secteur des condominiums, particulièrement des le cœur de Montréal » remarquait Francis Cortellino, analyste spécialiste du marché immobilier du Canada pour la CMHC.

 

Source : www.cbc.ca

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