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Le Brexit devrait booster l’investissement immobilier Canada

Brexit et investissement immobilier au Canada, une équation qui semblerait fonctionner. L’instabilité londonienne liée à la sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne, pourrait en effet profiter à l’économie canadienne, tout au moins contribuer au dynamisme de son marché immobilier.

 

 

Le Brexit stimulerait l’investissement immobilier au Canada

Un grand nombre d’agents immobiliers canadiens considèrent que les retentissements actuels liés à l’annonce du Brexit et les déséquilibres consécutifs probables envisagés sur les marchés européens vont jouer en la faveur de l’investissement immobilier du Canada. Les évènements actuels tendent à conforter l’image sécurisante de stabilité qu’en ont les investisseurs étrangers. En regard de Londres et plus largement de Grande Bretagne, l’investissement immobilier au Canada est rassurant. Les investisseurs étrangers voient le Canada comme une zone sûre pour l’immobilier et comme un état fort tant sur le plan politico-économique. Aussi, beaucoup d’agents immobiliers s’attendent à ce qu’une partie des capitaux précédemment engagés à Londres soient redirigés vers d’autres places plus stables et notamment le Canada.

Ce phénomène est déjà observable comme l’évoque Brain Kriter, directeur général de la branche évaluation et conseil de la société spécialiste de l’immobilier Cushman & Wakefield. Un plan de financement de plusieurs millions de dollars à Londres a d’ores et déjà été gelé par un courtier asiatique. Celui-ci planifiant d’investir cet argent en Amérique du Nord a contacté Kriter. « Une quantité phénoménale de capitaux très fluides attend d’être placée dans l’immobilier commercial » déclarait Brian Kriter avant de rajouter « Les étrangers voient dans l’investissement immobilier au Canada un terrain de stabilité »

Baisse des investissements étrangers à Londres ?

Au cours de la décennie passée, le centre de Londres a connu une hausse des prix de l’immobilier résidentiel plus forte que les autres grandes métropoles mondiales. Selon Brian Kriter, près de trois quarts des nouvelles maisons construites e 2013 ont été achetées par des investisseurs étrangers, et la moitié d’entre eux par des Asiatiques. De la même manière, 70% des achats dans l’immobilier commercial du centre de Londres en 2015 ont été réalisés par des étrangers. Un ralentissement des de l’afflux de capitaux étrangers est à prévoir à Londres, ce tout particulièrement de la part des Asiatiques.

La Chine étant l’une des économies qui seraient la plus vulnérables aux conséquences du Brexit, devrait avoir un appétit encore plus important envers les actifs nord-américains qu’auparavant entre autres pour l’investissement immobilier au Canada. En 2014, des investissements chinois records de $18,3 milliards de dollars avaient été effectués par les Chinois sur trois marchés principaux : Londres, Manhattan, et Sydney. Depuis, les flux de capitaux se sont diversifiés notamment en direction du Canada et cette tendance ne devrait faire que s’accentuer sous l’effet du Brexit. Les investissements immobiliers au Canada en provenance des étrangers se portaient déjà à 1,4 milliards en février dernier, plus de 2 fois la somme de l’année précédente.

 

Source : business.financialpost.com