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La FED garde le cap !

Mercredi était une étape décisive de la politique monétaire américaine. Ben Bernanke a annoncé sa décision de continuer à injecter des liquidités dans le système bancaire US

Mercredi était une étape décisive de la politique monétaire américaine. C'est à ce moment-là que Ben Bernanke a annoncé sa décision de continuer à injecter des liquidités dans le système bancaire US.

Face à une croissance plus molle que prévu et un taux de chômage en recul le président de la FED a annoncé que sa politique ne changerait pas.

Immobilier USACette annonce a surpris l'ensemble des analystes. Pourquoi donc la FED a-t-elle décider de continuer sa politique de quantitative easing.Les raisons à ça ? Il en existe trois raisons principales. La première, et sans doute la plus importante, est la volatilité des marché financiers. Que ça soit sur les cours des BRIC ou sur les indices américains, les annonces de Bernanke sur un potentiel arrêt des injections ont ébranlé, quasiment à chaque fois, le cour des bourses mondiales. L'exemple le plus flagrant reste le taux des emprunts obligatoires. On a pu constater une augmentation de près de 1.2 points sur les prêts les plus long après les premières annonces de la FED trois mois plus tôt. Les conséquences sont directes. On a constaté une diminution de 18% des primo accédants au même titre que les dossiers déposés pour l'acquisition d'une maison ont baissé de 14%.


La seconde raison réside dans les chiffres en dessous des objectifs fixés. La vente au détail n'a progressé que de 0.2% et le nombre d'emploi créés chaque mois plafonne difficilement à 150 000, chiffre bien inférieur aux 200 000 qu'on a pu constater en début d'année. La consommation des ménages est également relativement décevante.
Enfin, la dernière raison est plus d'ordre politique. Barrack Obama est plus que jamais à la merci des républicains. Sa position au sSénat est véritablement menacée alors que le 1er octobre prochain sera voté le budget pour l'année prochaine. En cas de non décision, certaines administrations seront même obligées de fermées et les coupes budgétaires (sequester) seront maintenues.


Pour autant, même si cette nouvelle a eu un fort retentissement sur les marchés financiers et tout ce qui en découle, l'impact sur le marché immobilier américain reste limité. Les indicateurs prouvent une nouvelle fois que l'immobilier est à la hausse. L'indice Case Shiller retranscrit parfaitement la tendance actuelle. L'analyse du marché immobilier résidentiel américain repose sur des principes microéconomiques par opposition aux décisions macroéconomiques de la banque centrale américaine. Enfin, le marché est victime de ses peurs. C'est principalement à cause de ces certaines anticipations de réduction du quantitative easing que les principaux acteurs ont réagis d'une certaine façon, ne faisant finalement que provoquer ce qu'ils craignaient…

Source : Les Echos