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L'accession à la propriété au plus bas aux USA

Si le marché de l'immobilier aux USA se porte bien, les ventes de propriétés étant en hausse, l'accession à la propriété est quant à elle paradoxalement en baisse frisant actuellement un palier historiquement bas.


 

 

Si à l'heure actuelle le marché de l'immobilier aux USA se porte bien, les ventes de propriétés étant en hausse, l'accession à la propriété est quant à elle paradoxalement en baisse frisant un palier historiquement bas. Quelles raisons expliquent ce nombre décroissant de citoyens américains décidant d'investir dans une maison ou un appartement aux USA ? Explications.
 

Un palier presque historique

Après avoir augmenté au cours du deuxième semestre 2015, le taux d'accession à la propriété chutait aux USA atteignant les 63,6% en ce premier trimestre 2016, comme l'évoque le rapport des économistes du U.S Census Bureau. Il ne dépasse donc son seuil minimum jamais enregistré que d'un dixième de point. En comparaison, le taux d'accession à la propriété s'élevait à 69,4% en 2004, durant l'un des plus gros booms immobiliers de l'histoire des USA, où le nombre de citoyens et d'étrangers à investir était à son faîte. Ce bond était entre autres la résultante de prêts hypothécaires à taux extrêmement bas.

 

Les jeunes actifs contraints d'investir dans l'immobilier plus tard qu'avant aux USA

Les économistes continuent de souligner qu'une reprise du marché de l'emploi à venir devrait agir en faveur de la croissance de l'immobilier aux USA. Néanmoins pour les jeunes Américains venant de rentrer dans la vie active, un emploi n'est pas synonyme d'achat de maison ou d'appartement aux USA. La dette étudiante pharaonique qui pèse sur les jeunes diplômés à la sortie de leur école est un des facteurs qui ne permet pas aux jeunes actifs d'investir dans l'immobilier aux USA. Les conditions très strictes de souscription aux prêts hypothécaires et le prix en hausse des logements contribuent également à expliquer qu'au sein de cette population le taux d'accession à la propriété soit très faible. Chez les 25-34 celui-ci a baissé de près de 10 points par rapport à il y a 10 ans. Aujourd'hui les acheteurs effectuant leur premier achat ne constituent que 30% du panel d'acquéreurs, en règle général ceux-ci représentent 40% des propriétaires de biens immobiliers aux USA.

« Les loyers élevés des maisons et appartements posent un vrai problème car limitent les économies que peuvent faire les ménages en vue d'investir dans un bien immobilier aux USA» révèle Jed Kolko économiste. « Les acheteurs effectuant leur premier achat sont très peu nombreux car les jeunes adultes sont contraints d'investir plus tard dans l'immobilier aux USA que par le passé. Cela augure également d'un  recul progressif de l'âge du mariage et de l'âge du premier enfant. »

 

Un nombre croissant de propriétaires chez les séniors

Une tendance inverse s'observe chez les seniors américains chez qui le nombre de propriétaires est en hausse. Cela s'explique par le coût élevé des locations et le fait que la migration escomptée des baby-boomers depuis leur maisons de banlieue vers des locations ait mis du temps à décoller, en cause, la récession et la chute des prix de l'immobilier qui ont eu lieu il y a quelques années.
Le nombre de ménages augmente actuellement, deux tiers des ménages ayant opté pour des locations, le tiers restant étant constitué de propriétaires. De manière générale c'est dans le Midwest que l'on trouve le plus de propriétaires car c'est là où le prix de l'immobilier est le plus bas des USA. Il permet donc d'investir plus aisément que dans la partie Ouest où les tarifs s'envolent.

Source:Cnbc.com