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COVID-19 : QUELLES CONSEQUENCES POUR LES MARCHES IMMOBILIERS EN AMERIQUE DU NORD

En cette période inédite pour l’ensemble de la planète, Victor Pagès essaie de répondre aux questions qui se posent autour de l’investissement immobilier à l’étranger, en particulier en Amérique du Nord.

 



Les marchés immobiliers américains et canadiens ont-ils déjà été touchés par la situation sanitaire internationale ?

 

A date (publié le 19 mars 2020), il est très difficile d’estimer l’impact sur le marché immobilier américain ou canadien. Les transactions ne se sont pas arrêtées et la saison principale pour les transactions (printemps-été) n’a pas encore débuté. Un point d’ici le mois de juin nous permettra une meilleure analyse. Nous pensons que si le confinement sanitaire n’est en place que pour quelques semaines ou quelques mois tout au plus, le marché devrait être capable d’absorber ce choc. 

 

Je suis propriétaire d’un bien aux États-Unis ou au Canada, quels sont les risques immédiats pour mon investissement ?

 

 

Les deux risques majeurs compte tenu de la situation économique sont 1/ que vos locataires soient en difficulté économique et ne puissent plus payer l’intégralité de leur loyer en début de mois et 2/ que votre gestionnaire locatif ne puisse plus exercer son activité. 

 

1. Pour le premier cas, les locataires dans les grandes métropoles ou les familles payant plus de $1000-$1200 de loyer mensuel devraient pouvoir encaisser un chômage partiel sans trop de problème. En cas de retard de paiement, les gestionnaires, compte tenu des circonstances, prendront contact avec les locataires éprouvant des difficultés afin de convenir de délai de paiement pour s’ajuster au mieux à la situation de chacun, sans tomber dans une impasse. Notre recommandation est de faire preuve de flexibilité avec vos locataires pour éviter de les perdre.

Aussi bien au Canada qu’aux États-Unis des mesures gouvernementales pour les foyers en difficultés sont en train d’être mises en place. L’administration américaine est par exemple en train de mettre en place l’envoi d’un chèque de $1 000 USD directement à chaque contribuable. Sans parler d’autres mesures de soutien aux entreprises.

 

2. Pour ce qui est des gestionnaires, sachez que tous nous ont confirmé qu’ils maintiendraient leur activité de gestion courante, le plus souvent à distance comme c’est déjà le cas étant donné le périmètre géographique couvert par leurs équipes. Seules les rénovations en cours, ou les demandes de réparations non urgentes pourraient être impactées en cas de confinement total ; quant aux réparations urgentes, des équipes d’astreinte seront naturellement prêtes à intervenir pour endiguer tout sujet et réparer au mieux, au moins provisoirement pour préserver votre bien. 

 

 

Les prix de l’immobilier vont-ils chuter dans les prochaines semaines / prochains mois ?

 

Rien n’indique une baisse des prix pour l’instant. Un confrère ici à San Diego m’a confirmé avoir reçu 10 offres en quelques jours pour un bien mis en vente le weekend dernier (15/03). Le marché immobilier est fonction de l’offre et de la demande. Aujourd’hui, que ce soit les villes dans lesquelles nous sommes présents aux États-Unis ou à Montréal, la demande est supérieure à l’offre. Toutefois, à l’inverse des marchés financiers, l’immobilier est une nécessité première. Les ménages continuent d’avoir besoin de se loger que ce soit en louant ou en achetant. A nouveau, sauf crise qui s’inscrirait dans la durée, nous n’anticipons pas de baisse des prix à ce stade.

 

Mon projet d’investissement était en cours, dois-je continuer ?

 

La situation actuelle aura sans doute pour conséquence de ralentir certains projets. Les visites, les diagnostiques ou les signatures chez le notaire par exemple ne seront plus possibles ou très limitées. Toutefois, rien ne justifie de mettre un projet de côté. Si vous êtes en début de projet, c’est l’occasion pour continuer à nous poser vos questions, de vous éduquer sur le marché ou de mettre en place votre financement, etc. Si votre projet est déjà sous compromis, avec un peu de patience, il devrait se concrétiser d’ici la fin du printemps.

 

Investir dans l’immobilier aux États-Unis ou au Canada est-il toujours intéressant ?

 

Absolument. A l’heure d’une volatilité et d’une incertitude sans précédent sur les marchés financiers, l’immobilier reste la classe d’actif la plus sûre. En particulier l’immobilier résidentiel car il s’agit d’une nécessité première. Les États-Unis ou le Canada continuent d’offrir de très nombreux arguments pour un investisseur français : absence de CSG-CRDS sur les revenus fonciers étrangers, prix du mètre carré à Montréal inférieur à 4 000€, économies et démographies dynamiques, demande locative supérieure à l’offre, etc.


 

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