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La FED met fin à son programme de rachat d'actifs

6 ans après les premières injections de liquidités, la FED a décidé d'arrêter son programme de rachat d'actifs
Une communication bien menée

Au sortir de sa réunion mensuelle d'Octobre, Janet Yellen a annoncé ce que tout le monde anticipait, la fin des injections de liquidités de la Réserve Fédérale américaine dans l'économie, via des rachats massifs d'obligations. Ces programmes, plus connus sous le nom de  « Quantitative Easing » avaient débuté il y a maintenant 6 ans avec comme objectif d'amener les investisseurs à se positionner sur d'autres actifs que la dette publique.

L'objectif affiché était clairement de faire remonter les prix des 2 secteurs sinistrés par la crise des subprimes : le marché immobilier américain et Wall Street.

En maintenant les taux d'intérêt de la dette publique extrêmement bas (entre 0% et 0.25%), la FED a réussi son pari. Les prix de l'immobilier et les indices boursiers ont cessé leurs chutes et ont rebondi très sensiblement. Concernant l'immobilier, le point bas a été atteint courant 2012 et le marché est aujourd'hui en phase d'assainissement avec une croissance prévue de 5% pour 2014.

Bien entendu, la réduction de ces injections de liquidités s'est faite progressivement. De 85 milliards de dollars de rachat mensuels à son apogée, le programme était redescendu à 15 milliards ces derniers mois. On peut toutefois souligner la très bonne communication de la FED qui a réussi de ne pas affoler les marchés tout en diminuant sa « perfusion ».
Une économie qui se porte mieux

Comment interpréter cette annonce ? En réaffirmant, tout comme Janet Yellen que l'économie américaine se porte bien mieux aujourd'hui qu'il y a 6 ans. Avec un taux de chômage à 5.9% en septembre 2014, un rebond très net de la croissance au 2ème trimestre 2014 (4% en rythme annuel), une inflation en-dessous de 2% (1.7%). Le rebond de l'économie a bien entendu également été permis par le coût du travail et de l'énergie, beaucoup plus compétitifs outre-Atlantique.

Toutefois, si de nombreux économistes sont optimistes, la FED elle-même reste d'une certaine manière interventionniste. Elle a réaffirmé elle-même son intention de maintenir les taux directeurs très bas, quand bien même, le passage du taux de chômage en-dessous de la barre des 6.5% aurait dû déclencher une hausse. La FED laisse donc entendre que l'économie est bien en phase de sortie de crise mais que ce rebond qui doit toutefois se confirmer dans les prochains mois.

Source : Le Point, The Guardian