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De nouvelles contraintes réglementaires pour les banques américaines

Les principaux régulateurs des marchés bancaires américains ont adopté de nouvelles mesures pour que les banques augmentent leur ratio fonds propres sur actifs détenus.

Les principaux régulateurs des marchés bancaires américains ont adopté de nouvelles mesures pour que les banques augmentent leur ratio fonds propres sur actifs détenus.

Le mois d'avril a été important pour bon nombre d'établissements financiers. En effet, c'est à cette période qu'ont été réalisé les fameux « Stress-Test » destinés à savoir si les banques sont suffisamment solides financièrement pour survivre à une crise plus ou moins grosse.

Néanmoins, ces stress tests ont toujours existé et ont toujours été appliqués.  Comment se fait-il alors que la crise de 2008 ait eu autant d'impact ? Afin de ne pas avoir à se poser cette question de nouveau, les critères à respecter pour valider ces tests ont été modifiés. Retour sur les nouvelles législations ainsi mises en place.

La clé du problème concerne le ratio de levier. Cet indicateur correspond aux fonds propres dont disposent les banques par rapport à la valeur totale de leurs actifs. Les réquisitions des accords Bâle III estimaient que 3% étaient suffisants.  Ce n'est plus le cas aujourd'hui.  Les principaux régulateurs des marchés bancaires américains (la Réserve fédérale (Fed, banque centrale), la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), l'agence américaine de garantie des dépôts bancaires, et l'Office of the Comptroller of the Currency (OCC)),  se sont concertés pour relever les exigences de ces tests. Ainsi, il est maintenant nécessaire de disposer d'un ratio d'au moins 6%. En complément, l'éventail d'actif pris en compte a été étendu.
Par conséquent, les principales banques américaines doivent aujourd'hui lever entre 68 et 95 milliards de dollars pour respecter ces exigences. Il est pour autant nécessaire de comprendre que ces réquisitions s'appliquent aux établissements détenant plus de 700 milliards d'actifs.

L'objectif principal est de diminuer le risque systémique. En 2008, pendant la crise, les autorités se sont rendu compte que l'hégémonie de certaines entreprises a été à l'origine de la faillite des autres. Les banques américaines ont jusqu'à janvier 2018 pour appliquer ces nouvelles règles et ainsi se mettre en conformité même si certaines d'entre elles revendiquent déjà de tels ratios. En complément, à partir de 2015, ces mêmes banques devront également communiquer publiquement sur ces ratios.

Enfin, ces nouvelles vont dans le bon sens car elles tendent également à se rapprocher de ce qui est déjà en place en Europe. Nombreux sont les experts à avoir pointé du doigt un déséquilibre en terme de concurrence entre banque américaine et européenne du fait du peu de régulation qu'il y avait aux Etats-Unis.

 

Source : Le Monde