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Croissance américaine : La bonne surprise de fin d'année

Publiés le 20 décembre dernier, les chiffres de la croissance américaine sont la bonne nouvelle de cette fin d'année. Avec une augmentation de 4.1% en rythme annualisé par rapport au 3ème trimestre, ces résultats sont un demi-point au-dessus des espérances de la plupart des économistes.

Publiés le 20 décembre dernier, les chiffres de la croissance américaine sont la bonne nouvelle de cette fin d'année. Avec une augmentation de 4.1% en rythme annualisé par rapport au 3ème trimestre, ces résultats sont un demi-point au-dessus des espérances de la plupart des économistes.  Cette annonce est également parfaitement coordonnée avec l'annonce de la FED du 18 décembre dernier concernant un ralentissement sur les liquidités injectées chaque mois.
 

Plusieurs raisons pour expliquer une telle performance, la 3eme meilleure depuis 2006. La première, et probablement la plus importante, est la consommation. Estimée à 2% au lieu des 1.4% initialement prévus, elle représente près d'un tiers de l'augmentation globale. Ces chiffres sont les conséquences d'une augmentation de dépenses dans les services (restauration, santé) mais également des dépenses en carburant représentative de la reprise du marché automobile. Il est important de garder en tête que la consommation représente 70% de l'activité économique aux Etats-Unis.

La seconde raison d'un tel rebond réside dans la reprise de l'investissement par les entreprises. +4.8% contre 3.5% lors de la première estimation. Les dépenses en propriétés intellectuelles ont également augmenté, témoignant ainsi d'une reprise certaine.
De surcroît, les chiffres de la production industrielle sont également rassurants. Supérieur de 21% à la période la plus difficile de 2009, ils ont retrouvé leur niveau d'avant crise en 2007 a annoncé lundi dernier la réserve fédérale.

Pour autant, il est nécessaire de rester modéré car un tiers de cette croissance et également dû à l'augmentation des stocks des entreprises. Selon les experts, il y a d'ailleurs deux façons d'interpréter cette variation. Les entreprises anticipent une reprise ou elles sont trop optimistes et devront inévitablement réduire ces stocks de nouveau.

La véritable question qu'il est important de se poser maintenant concerne le futur et les prévisions pour 2014. L'augmentation des stocks, combinée à l'augmentation de la croissance laisse présager une augmentation stable même si nombreux sont les experts à prévoir un ralentissement.

Finalement, certains affirment également que la croissance sera fiscale en 2014. La fin des coupes budgétaires et de certaines aides sociales au même titre que la modification de la réforme de la santé avaient couté un certain montant au gouvernement américain qui le verra donc réapparaitre en 2014.

Le prochain objectif est donc un taux de chômage sous les 7% et une inflation au-dessus des 2%.

 

Source : Le Monde, Le Figaro