Appelez-nous

Une curiosité Québécoise: les déménagements du 1er juillet

Le 1er juillet est l'occasion pour les Québécois de célébrer la fête nationale canadienne mais aussi la fête du déménagement.

                                                                                                              


Une curiosité Québécoise : les déménagements du 1er juillet.

 
Les Montréalais aiment à déménager fréquemment. Issus de la culture nord-américaine, 90% des baux sont d'un an et débutent le 1er juillet, fête nationale Canadienne. Le 1er juillet est un jour particulier : Jour de la Confédération  - ou fête de l'indépendance, et la fête des déménagements.

Commençons par un peu d'histoire : jusqu'en 1974 le Code Civil québécois fixait le 1er mai comme date obligatoire d'échéance des beaux résidentiels. Il en était de même dans certaines villes des Etats-Unis tels que Chicago ou New-York. En 1975, pour éviter aux enfants d'avoir à changer d'école quelques semaines avant la fin d'année, les parlementaires instaurent une prolongation des baux jusqu'au 30 juin. Depuis, entre 200 000 et 250 000 habitants Montréalais ou Québécois quittent leur logement tous les 1er juillets pour un nouveau cadre de vie, soit environ 25% des locataires.

Certains politiciens y voient une manifestation de l'indifférence des québécois envers la fête nationale canadienne. La fête nationale du Québec qui a lieu le 24 juin est en effet beaucoup plus célébrée que la fête canadienne.
Quoi qu'il en soit, tous les 1er juillet les rues se transforment en garde meuble à ciel ouvert.

Chacun y va de sa méthode, les loueurs de camions sont certes débordés mais 70% des habitants qui déménagent ne font pas appels à eux. Ils favorisent les vélos, bus, ou pick-up pour les plus chanceux. Les étudiants sont les plus représentés lors de cette fête du déménagement. On assiste à une succession de scène cocasses : du sommier resté coincé dans l'escalier à l'appartement entier mis sur le trottoir en attendant le camion retenu 3 rues plus loin. C'est également le jour idéal pour fouiner à la recherche de trouvailles qui manquaient à votre salon !

Cette particularité a souvent été mise à l'honneur dans des romans ou des films internationaux. C'est par exemple Gabrielle Roy qui décrit cette ambiance si particulière dans son roman « Bonheur d'occasion » en 1945 : « Une fois par an, il semblait bien que le quartier, traversé par le chemin de fer, énervé par les sifflets des locomotives, s'adonnait à la folie du voyage et que, ne pouvant satisfaire autrement son désir d'évasion, il se livrait au déménagement avec une sorte d'abandon contagieux ». Le cinéma québécois lui-même célèbre cette spécificité dans le film « Premier juillet, le film » réalisé par Philippe Gagnon en 2004. Il s'agit d'une comédie qui met en scène trois couples déménageant à ce moment de l'année.

Si vous avez l'occasion de vous rendre à Montréal ou Québec ce jour-là, nous vous invitons à aller vous balader dans les quartiers résidentiels et à profiter de cette ambiance si particulière de fête et d'entraide.