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Taux directeurs : une hausse tant attendue

Maintenus proches de zéro depuis près de 10 ans, les taux directeurs vont être revus à la hausse. Toutefois, Janet Yellen et son comité reste prudents et le resserrement sera progressif.

Cette réunion du 16 décembre était attendue de tous et les économistes avaient anticipé une annonce de la plus haute importance à l'issue de celle-ci. Ils avaient vu juste, Janet Yellen, présidente de la FED, a annoncé hier la hausse des taux directeurs d'un quart de point : « Nous pensons que les conditions que nous nous sommes fixées pour modifier les taux sont remplies ». Bien que cette normalisation des taux ne soit pas une surprise, cela reste un changement sans précédent lorsqu'on sait que ce n'est pas arrivé depuis près de 10 ans.


Un resserrement économique progressif 


La bonne santé économique des Etats-Unis laissait déjà entrevoir une modification des taux depuis plusieurs mois. Soutenue par les très bons chiffres de l'emploi et une inflation proche de 2%, l'économie américaine confirmait sa solidité ces derniers mois.
Toutefois, notons que cette hausse reste prudente avec une évolution de seulement 0.25%. De plus, le comité de la Réserve Fédérale américaine a précisé que ce resserrement sera progressif. En effet, la reprise de l'économie américaine est considérable mais, d'après Janet Yellen, celle-ci n'est pas encore aboutie. Dans ce contexte, les statistiques économiques seront surveillées de près avant une nouvelle hausse des taux.


Qu'est-ce que ça va changer ?


L'impact premier de cette hausse des taux concerne évidemment les banques. Rappelons que les taux directeurs ou Fed Funds visent à réguler l'activité économique. Ils définissent les taux d'intérêt auxquels les banques empruntent.  Ainsi, la nouvelle est la bienvenue dans le secteur puisque les taux limités impactaient leur rémunération. Dans ce contexte, les épargnants bénéficieront aussi de cette hausse.
Cependant, les ménages américains sont davantage connus pour leur capacité à emprunter. Dans le cadre de cette normalisation, le remboursement des crédits pourraient devenir difficile pour certains ménages et leur pouvoir d'achat risque d'être revu à la baisse.

 

Sources : Les Echos, Capital 


Le dollar pourrait aussi être impacté par cette annonce. Les avis divergent à ce sujet, certains prônent une progression quand d'autres envisagent une stabilisation. Concernant l'Euro, il a très peu varié après l'annonce. D'après  David Bloom, le responsable de la stratégie sur les devises chez HSBC «?l'histoire enseigne que?le dollar se replie dans les mois qui suivent la première hausse des?taux d'intérêt de la Réserve fédérale, quoi que fassent les autres banques centrales?»